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Thé et Santé Le thé est une boisson populaire. D'ailleurs, le thé occupe la deuxième place, derrière l'eau, dans la consommation mondiale. Les recherches actuelles indiquent que la consommation de thé pourrait offrir une protection contre plusieurs types de cancers et réduire les risques de maladies cardiovasculaires et d'accidents vasculaires cérébraux, et que le thé possède une force antioxydante supérieure à celle de nombreux fruits et légumes. Les recherches présentées au 2e Symposium international sur le thé et la santé humaine en 1998 *, démontrent que le potentiel bénéfique du thé en matière de santé est important et fascinant. Comme vous le savez, le thé noir et le thé vert proviennent de la même plante, le Camellia sinensis, dont la première utilisation remonte à plus de 5000 ans en Chine. Les feuilles de thé contiennent des quantités appréciables de composés qui possèdent de puissantes propriétés antioxydantes et qu'en langage courant on appelle polyphénols. Résumé des bienfaits du thé Jusqu'à récemment, à l'exception des connaissances traditionnelles sur les effets relaxants du thé, il existait peu de preuves scientifiques démontrant l'effet positif du thé sur la santé. Cependant, depuis les 20 dernières années, de plus en plus d'études se penchent sur les bienfaits du thé, plus particulièrement le Japon, la Chine, les États-Unis, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Ces études ont permis de mettre à jour de nouveaux résultats suscitant un grand intérêt sur les bienfaits du thé. En bref, on a constaté que le risque de nombreuses maladies chroniques importantes, y compris les maladies du coeur, les accidents vasculaires cérébraux et un certain nombre de types de cancer, était moins élevé chez les buveurs de thé. Les flavonoïdes du thé, polyphénols aux propriétés antioxydantes que l'on retrouve dans le thé, pourraient potentiellement réduire le risque de maladies du coeur, la cause de décès la plus fréquente des sociétés occidentales. Même un effet modeste du thé sur l'incidence des maladies du coeur serait malgré tout d'une importance majeure pour la santé publique. Les études sur le thé publiées dans les principales revues scientifiques sont rigoureuses et multidisciplinaires, et ont fait l'objet de révisions par des pairs. Les trois principales réalités dont les recherches actuelles démontrent l'évidence :
* Organisé par Weisburger JH (ed.), Second International Scientific Symposium on Tea and Human Health. Proc Soc Exptl Biol Med. April 1999. Les études sur le cancer En général, le tabagisme, surtout chez les fumeurs, est responsable d'environ 30 % des cancers, tels que les cancers du poumon, du pancréas, de la bouche, de l'oesophage, du larynx, du rein et de la vessie. Pour l'étude de la plupart de ces types de cancers, on a développé un modèle animal fiable qui est soumis à des carcinogènes dérivant du tabac, ce qui permet d'étudier en détail le mécanisme d'action du cancer et de comprendre le processus d'induction probable de cancer chez les humains. Ces connaissances peuvent nous permettre de faire d'importantes recommandations sur la prévention du cancer chez les humains. Le thé et les polyphénols du thé démontrent tout particulièrement un effet inhibiteur chez les animaux de laboratoire qui ont été exposés à des produits dérivant du tabac. Le processus du cancer a été partiellement élucidé en ce qui concerne l'inhibition de la formation des dérivatifs réactifs des carcinogènes (reliés à la causalité du cancer) qui attaquent l'ADN. De plus, les résultats des études de populations vivant dans des régions à risque élevé de cancer du poumon, de l'estomac ou de l'oesophage, indiquent que les buveurs réguliers de thé démontrent des taux d'incidence et de mortalité plus faibles pour ces types de cancer. Par conséquent, le thé exerce une influence protectrice contre ces cancers. Les principaux cancers associés à l'alimentation dans le monde occidental sont ceux du colon, de la prostate, du sein, de l'ovaire et de l'endomètre. Ces cancers représentent environ de 50 à 60 pour cent des taux d'incapacité et de mortalité prématurées. On a constaté que tous ces cancers sont reliés aux habitudes alimentaires des sociétés occidentales, y compris la consommation traditionnelle d'aliments gras et d'un niveau inapproprié de céréales riches en fibres, de légumes et de fruits. Des études chez des modèles animaux, ont démontré que la consommation de thé à des quantités similaires à celles des humains a donné un taux d'incidence plus faible de cancer. Dans ces études, la concentration de thé infusé correspondait à celle du thé préparé habituellement à la maison et consistait dans sachet de thé de format régulier contenant 2,25 grammes de thé et d'une tasse de 100 à 180 ml d'eau chaude. Les effets inhibiteurs du thé dans la causalité et le développement du cancer sont le résultat d'au moins 3 mécanismes qui peuvent fonctionner individuellement ou ensemble.
Une étude canadienne très prometteuse sur le thé et le cancer de la prostate Une étude cas-témoins réalisée sur plus de 1 200 hommes canadiens par les chercheurs de l'Université de Toronto et qui a récemment été publiée dans le International Journal of Cancer a porté sur la relation entre le cancer de la prostate et la consommation de boissons alcooliques et d'autres boissons, y compris le thé, le café et le cola. De toutes les boissons étudiées, seule la consommation du thé (plus de deux tasses par jour) a démontré qu'elle pouvait diminuer les risques de cancer de la prostate. De plus en plus, les recherches confirment le fait que le thé est une source riche en antioxydants, les composés qui aident à protéger le corps contre les dommages causés aux cellules. Du point de vue de la santé publique, il s'agit-là d'une nouvelle très prometteuse, particulièrement si nous considérons que le cancer de la prostate est la deuxième cause de décès reliée au cancer chez les hommes canadiens. Le thé vert diminue le risque de cancer du pancréas, du colon et du rectumPlusieurs études épidémiologiques ont déjà suggéré que les gens buvant du thé vert développaient moins de cancers du tractus gastrointestinal. On sait également que les polyphénols du thé et des préparations de thé inhibent la formation et la croissance de tumeurs chez les rats et les souris. Par contre, le rôle du thé vert dans la prévention du cancer chez les humains demeure encore obscur. Dans cette étude chinoise, on a couplé 931 personnes qui venaient d'être diagnostiquées avec un cancer du colon, du rectum ou du pancréas avec des sujets en bonne santé d'un groupe contrôle. L'analyse des habitudes de vie des sujets a montré que les hommes qui consommaient au moins une tasse par semaine de thé vert depuis au moins six mois avaient dans l'ensemble moins de cancer du rectum et du pancréas que ceux qui n'en consommaient pas. Il n'y avait pas de différence en ce qui concerne les cancers du colon. Chez les femmes, par contre, la consommation de thé vert a montré un risque moindre pour les trois types de cancer. L'étude a également révélé que plus les gens consommaient de thé vert, plus grande était la protection contre les trois types de cancer étudiés. Les auteurs de l'étude concluent que leurs résultats, couplés à ceux d'études antérieures sur les cancers de l'oesophage et de l'estomac, suggèrent que le thé vert a des effets protecteurs sur plusieurs types de cancer du tractus gastrointestinal. Cependant, on ne sait pas encore exactement comment agit cette protection. Le thé, et particulièrement le thé vert, contient des composés polyphénoliques qui ont, entre autres, des propriétés antioxydantes. Ces composés peuvent inhiber l'activité d'agents carcinogènes potentiels comme les nitrosamines, les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les amines hétérocycliques. Les auteurs croient que cet effet est une explication plausible des propriétés du thé vert mais que d'autres études épidémiologiques et d'autres recherches expérimentales seront nécessaires avant de conclure de façon définitive que la consommation de thé vert diminue le risque de cancer chez les humains. Ji B-T, Chow W-H, Hsing Aw, McLaughlin JK, Dai Q, Gao Y-T et al. Green tea consumption and the risk of pancreactic and colorectal cancers. International Journal of Cancer. 1997; 70: 255-258 Cancer de la peau : Les derniers résultats expérimentaux présentés par la Division Nutritin Humaine du CSIRO (Organisation de la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth), à l'occasion de son Symposium, montrent que le thé (noir ou vert) ou certains de ses composants peuvent prévenir le développement de certains cancers cutanés induits par une exposition aux rayons ultraviolets (UV) chez la souris. Il faut préciser toutefois que les effets du thé en tant qu'agent préventif anti-cancérigène n'ont été étudiés à ce jour que chez l'animal. D'autres travaux seront donc nécessaires pour tester cette hypothèse chez l'homme, à travers des approches épidémiologiques ou des études d'interventions contrôlées. Cancer de la bouche : Létude de Junshi Chen, M.D., Académie chinoise la médecine préventive de Beijing, dont les résultats nont pas encore été publiés, est la première étude à démontrer quil existe un lien direct entre les effets préventifs du thé et les cancers humains. Pendant six mois, le Dr Chen a étudié 59 patients souffrant de lésions buccales et diagnostiquées précancéreuses. Il a remarqué quun traitement incluant un mélange de composants du thé noir et du thé vert administré par voie orale et appliqué directement sur la lésion contribuait à améliorer dune façon importante les signes cliniques et à inhiber la prolifération des cellules précancéreuses. « Les résultats indiquent quun traitement par le thé peut retarder la progression des lésions précancéreuses du cancer de la bouche, de dire le Dr Chen. Cest la première fois que lon peut voir le thé tenir un rôle primordial dans la prévention de la formation du cancer chez les humains. » Cancer du poumon : Parmi les études présentées traitant des effets chimiopréventifs du thé, on remarque surtout celle de Fung-Lung Chung, Ph. D., American Health Foundation, qui sest penché sur les effets du thé noir dans le développement des tumeurs pulmonaires chez les souris et les rats. Il a trouvé que la consommation de thés verts et noirs retardait le développement du cancer des poumons provoqué par les carcinogènes dérivant du tabac. Une étude connexe menée par J.E. Klaunig, Ph. D., division de la pharmacologie et de la toxicologie de lIndiana University School of Medicine, a également révélé que la consommation de thé vert et de thé noir diminuait le niveau de stress oxydant particulièrement chez les fumeurs. Selon le Dr Klaunig, « les résultats sont très prometteurs et suggèrent que le thé pourrait, à long terme, réduire lincidence de maladies humaines causées par laccroissement du stress oxydant, surtout chez les fumeurs ». Cest la première fois quon arrive à démontrer les effets préventifs du thé infusé en ce qui concerne le cancer spontané du poumon, de dire lun des principaux auteurs de létude, le Dr Chung S. Yang. Nous avons été capables de démontrer que le thé noir infusé réduisait lincidence de cancer chez les souris qui étaient génétiquement prédisposées au cancer, daffirmer le Dr Yang. Cela nous amène à constater que les bienfaits du thé pourraient aller au-delà du ralentissement de la progression des tumeurs au poumon et au cancer envahissant, comme le démontrent nos études précédentes sur les tumeurs provoquées par un carcinogène dérivant du tabac. » Dans cette étude (publiée dans la revue scientifique Carcinogenesis vol. 19, no 3, 1998), les concentrations de thé infusé étaient de 0,5 %, de 1 % et de 2 % (un thé noir de 2 % représente en général le degré dinfusion du thé préparé à la maison par les consommateurs). Quoique toutes les concentrations du thé aient démontré un effet protecteur par rapport à leau, plus linfusion de thé était forte, plus les bienfaits préventifs étaient meilleurs. Au sein de létude, 76 % des souris ne buvant que de leau ont développé des tumeurs cancéreuses, tandis que seulement 39 % des souris qui buvaient exclusivement du thé noir de 2 % ont développé des tumeurs. Le risque de cancer a été réduit de presque 50 % avec un thé infusé dont la force était comparable à celle que les gens consomment régulièrement. Cancer du colon : Les nouvelles recherches entreprises sur le cancer du colon, le deuxième type de cancer causant le plus de décès. Dans des études menées par Roderick H. Dashwood, Ph. D., Linus Pauling Institute, Oregon State University, la consommation du thé vert et du thé noir a inhibé la formation et le développement des premières lésions précancéreuses du colon chez les rats. Cancers du système digestif : Deux scientifiques du National Cancer Institute ont séparément traité des données qui semblent lier la consommation du thé à une réduction des risques du cancer de lappareil digestif et des autres cancers, ainsi que des études pré-cliniques suggérant les effets préventifs du thé vert et du thé noir sur les cellules précancéreuses. Un certain nombre de nouvelles études portant sur le mécanisme chimiopréventif des composés du thé dans le corps humain ont également été examinées lors du symposium. Comment le Thé agit sur le Cancer ? Des études épidémiologiques antérieures avaient fait pressentir les vertus anticancéreuses du thé vert. Le pourquoi n'était toutefois pas élucidé. Or, des chercheurs du Medical College of Ohio à Toledo (USA) viennent de découvrir le mécanisme qui est à la base de cette action. Comme ils le rapportent dans la revue Nature, de réputation internationaleles, les chercheurs viennent de découvrir dans le thé vert une substance indibant une enzyme essentielle pour la progression du cancer .Pour leur croissance, les tumeurs nécessitent certaines enzymes capables de dégrader les tissus. Un représentant éminent de cette classe d'enzymes est l'urokinase, qui est produite en quantités importantes par la cellule cancéreuse. En l'inhibant, on parvient - du moins dans l'expérimentation animale - à réduire les tumeurs. Malheureusement tous les inhibiteurs de l'urokinase disponibles à ce jour entraînent de graves effets indésirables et n'entrent donc pas en ligne de compte comme substances thérapeutiques. Dans une nouvelle étude, les chercheurs ont donc porté leur attention sur un constituant du thé vert, le le gallate d'épigallocatéchol-3 (EGCG), qui ne se trouve que dans le thé vert; dans le thé noir, cette substance est détruite par le traitement industrie. Une comparaison avec un inhibiteur d'enzyme connu a montré que l'EGCG a une efficacité cytostatique moindre que ce produit, mais qu'il peut être consommé en quantités bien plus importantes sans avoir d'effets toxiques.
Effets relaxants et revitalisants du thé Lors d'une récente étude, Unilever Research et l'Université de Surrey en Grande-Bretagne ont analysé les effets de la consommation de thé, de café et d'eau sur la vigilance, en procédant à des tests psychométriques sur un groupe d'individu en bonne santé. Les sujets devaient exécuter les tests à intervalles réguliers pendant la journée (matin, midi, soir), immédiatement après avoir consommé chacune des boissons. La caféine totale fournie par ces boissons correspondait à la prise quotidienne caractéristique dans de nombreux pays occidentaux (c'est-à-dire 300mg/jour aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, ce qui correspond à 6 tasses de thé ou 3 tasses de café). Effet protecteur du thé dans les maladies cardiovasculaires Plusieurs programmes de recherche menés ces dernières années attestent les actions bénéfiques du thé sur les affections cardiaques, infarctus et thromboses. La théine du thé agirait sur le cur et le système cardio vasculaire comme un léger stimulant, et contribuerait ainsi à assouplir la paroi des vaisseaux sanguins, à éviter l'artériosclérose (le durcissement des artères). On pense également que les polyphénols du thé peuvent empêcher l'absorption de cholestérol par le sang et la formation de caillots. Les flavonoïdes du thé possèdent des propriétés variées qui pourraient potentiellement aider à réduire les risques de maladies du coeur, la cause de décès la plus fréquente des sociétés occidentales. Létude sur les flavonoïdes et les maladies cardiovasculaires entreprise par le Dr Tijburg révèle que même un effet modeste du thé sur lincidence des maladies du coeur serait malgré tout dune importance majeure pour la santé. Quelques études épidémiologiques ont trouvé que la consommation du thé est liée à une baisse importante et substantielle des maladies du coeur et des incidences daccidents cérébraux vasculaires. Il a été démontré que les flavonoïdes du thé réduisait le taux de cholestérol chez quelques modèles danimaux et que lactivité antioxydante du thé inhibait loxydation des lipoprotéines à basse densité (LDL) du cholestérol in vitro. Cependant, les études cliniques nont révélé aucun effet consistant chez les humains. Le Dr Tijburg suggère que de nouvelles recherches sont nécessaires pour aider à clarifier ces effets sur les humains. Des autres études récentes sur de animaux et des humains ont montré que le thé noir tout comme le thé vert (bus en quantités raisonnables) ne diminuent pas le taux de cholestérol sanguin et n'ont pas d'effet protecteur des LDL contre l'oxydation. L'effet préventif vis-à-vis des maladies cardio-vasculaires, suggéré à partir de données épidémiologiques sur le thé noir, soit avoir son origine dans un autre mécanisme, probablement anti-thrombotique. Ces mécanismes focalisent aujourd'hui l'intérêt des chercheurs. L'étude indique qu'il y a un risque moins élevé de maladies du coeur chez les buveurs de thé noir Après le cancer, les maladies du coeur (excluant l'accident cérébrovasculaire) constituent la principale cause de décès chez les Canadiens, particulièrement ceux qui sont âgés de plus de 65 ans. Les habitudes de vie, y compris les habitudes alimentaires, représentent également un facteur de risque pour ces maladies. Une étude cas-témoins réalisée par les chercheurs de la Harvard University, récemment publiée dans l'American Journal of Epidemiology, a porté sur 680 hommes et femmes et étudiait le lien entre le thé, le café et le café décaféiné et les maladies du coeur. L'étude a démontré que ceux qui consommaient une ou plusieurs tasses de thé noir par jour ont réduit de plus de 40 % les risques de maladies du coeur par rapport à ceux qui ne buvaient pas de thé. De toutes les boissons étudiées, seul le thé a été associé à une réduction des risques de crises cardiaques. Nous savons que les thés noir et les thés verts constituent une source importante d'antioxydants, y compris les flavonoïdes , de dire monsieur Blaise. Cette étude vient s'ajouter à toutes les autres qui, de plus en plus, en viennent à l'évidence que même une consommation modérée de thé chaque jour peut jouer un rôle dans la diminution des risques de maladies du coeur. Effet préventif du thé contre les caries dentaires Certaines données suggèrent que les composés du thé contribuent à prévenir la prolifération de bactéries responsables des caries. De plus, le thé est une source de fluor, ce qui peut se révéler particulièrement utile dans les pays oè l'eau en contient très peu. Il prévient aussi les maladies de la gencive et les caries. Le thé dans un mode de vie sain - à tout moment! D'énormes progrès ont été faits en ce qui concerne le processus et les mécanismes d'occurrence des principales maladies chroniques. Les nouveaux résultats obtenus au cours des dernières années sont encore plus intéressants, car ils démontrent qu'une boisson aussi populaire que le thé peut enrayer un certain nombre des étapes essentielles associées aux maladies du coeur, aux accidents vasculaires cérébraux et à plusieurs types de cancer. Par conséquent, le thé fait partie d'un mode de vie sain et accompagne un régime alimentaire contenant moins de gras et plus de fibres, de légumes et de fruits. Tout comme les fruits et les légumes, les feuilles de thé sont riches en composés naturels connus pour leur propriétés antioxydantes. Chaque tasse de thé contribue à augmenter la quantité d'antioxydants alimentaires, qui sont des composés aidant à se protéger contre les dommages aux cellules du corps. Il est également évident que les personnes qui désirent demeurer en santé n'utilisent le tabac sous aucune de ses formes. Cependant, il est intéressant de noter que même chez les personnes souffrant de tabagisme et qui ont de la difficulté à s'arrêter, les études récentes présentées au symposium international sur le thé ont démontré que le thé a des effets bénéfiques sur le stress oxydatif associé au tabagisme. Le pouvoir antioxydant du ThéLe thé se compare avantageusement aux légumes comme source alimentaire d'antioxydants Des études scientifiques ont pu établir
que les antioxydants contenus dans le thé sont très actifs in vitro (4
fois plus puissants que la vitamine C - un antioxydant de référence -
et que la vitamine E), qu'ils sont absorbés par le tube digestif et que l'activité
antioxydante dans le sang augmente après ingestion. Ces résultats sont
comparables pour le thé noir et le thé vert. Une des recherches entreprises par Ron Prior, Ph. D., USDA Human Nutrition Research Center on Aging de la Tufts University et par Guohua Cao, M.D., Ph. D., de la University of Connecticut à Storrs, ont démontré en mesurant lactivité des antioxydants dans le thé à létat sec que le thé exerce une activité antioxydante supérieure à celle de 22 fruits et légumes y compris le brocoli, l'ail, les oignons, le maïs et les carottes. Les feuilles de thé se sont placées au premier rang par rapport à ces 22 légumes. L'étude a mesuré la capacité d'absorption des radicaux libres de l'oxygène (ORAC) du thé par rapport à celle des légumes. Les tests ont démontré que les feuille de thé avaient une capacité supérieure pour absorber les produits chimiques potentiellement nuisibles qu'on appelle « radicaux libres » . On associe les radicaux libres aux dommages causés aux cellules, dommages qui pourraient causer certains cancers et des maladies du coeur. De plus, lorsque léquipe du Dr Prior a placé un sachet de thé noir dans une tasse deau bouillante, 85 % de lactivité totale des antioxydants sest solubilisé au cours des cinq premières minutes dinfusion. « Cela signifie que le transfert des antioxydants du thé à leau se fait rapidement, ce qui suggère que la simple action de boire une tasse de thé peut contribuer dune façon importante à notre consommation quotidienne dantioxydants et équivaloir à peu près une portion de légumes » de confier le Dr Prior. Cependant, le Dr Prior remarque quune consommation dantioxydants comparable à quatre ou cinq portions de fruits et de légumes savère être nécessaire pour agir sur le niveau total dantioxydants dans le sang et dans les autres tissus. Létude sur la biodisponibilité des flavonoïdes du thé de Lilian Tijburg, Ph. D., Unilever Research, Pays-Bas, a démontré que la consommation dune simple dose de thé augmente lactivité totale des antioxydants dans le sang et que le corps absorbait rapidement les catéchines des thés verts et noirs. Thé et Santé dans la littérature Les Chinois considèrent que boire du thé est bon pour la santé. Depuis toujours ils l'ont considéré comme une boisson "rafraîchissante". A la lecture des textes anciens, on peut se rendre compte que les principaux effets curatifs, tonique et prophylactiques attribués au thé vert sont les suivants :
Toutes ces propriétés bénéfiques attribuées au thé vert ont été confirmées par des recherches médicales. Elles sont moins fortes dans le cas du thé noir car celui-ci subit une fermentation totale. Le thé contient des antioxydantes, polyphénols, vitamines, des dérivés du thé, des huiles essentielles et du fluor. Les Chinois se réfèrent à des recherches scientifiques japonaises pour montrer combien le thé peut être bon pour la santé. Les Japonais auraient un secret pour vivre plus longtemps: ils boivent beaucoup de thé vert. C'est un médicament efficace. Le thé protège contre les maladies contagieuses, le diabète sucré et les caries. Il fait baisser le taux de choléstérol et la tension. Il renforce la fonction des vaisseaux capillaires, limite la preise de poids et permet de mieux uriner. Le thé est utilisé pour lutter contre la leucémie, les feuilles de thé pnt des propriétés qui permettent d'empêcher le développement de la leucémie et du sida. Selon eux, la théine a des propriétés similaires à l'AZT (substance que l'on utilise aujourd'hui dans les traitements contre le sida). Le thé vert est le meilleur des antidotes naturels contre le cancer. Dans la banlieue de Jinggang, les gens boivent tout les jours du thé. D'après des enquêtes faites en 1982 et 1987, le cancer de l'estomac apparait beaucoup moins dans cette région que n'importe oè ailleurs. Selon une étude japonaise, il est préconisé de consommer des feuilles de thé vert. Selon l'étude, si l'on mange 6 grammes de feuilles de thé vert par jour (la quantité utilisé pour trois tasses de thé), on peut obtenir 50% de vitamine E et les 20% de vitamine A nécessaires par jour. Des entreprises ont commencé à vendre de la poudre de thé vert que l'on peut consommer telle qu'elle. La poudre de thé peut être utilisée dans la préparation de plats cuisinés, de toutes sortes de plats japonais, de hamburger, de pâtes italiennes, de salade...Des glaces au goêt de thé vert sont aussi préparées. Il existe même de schewing-gum au thé vert pour lutter contre la mauvaise haleine. Un thé de Chine, préssé en forme de nid, est un moyen naturel et hygiènique de favoriser la digestion, la baisse du taux de choléstérol et la chute de poids. Le thé peut être utilisé en usage externe pour contribuer à la santé. Les Chinois font des infusions de thé très fort pour les bains de pieds qui sont pris régulièrement pendant plusieurs semaines. Ceci permet de lutter efficacement contre les mycoses. Quand on souffre de mal de dent, il est d'usage de mâchonner doucement des feuilles de thé ou en les gardant pressées contre la dent malade. Les yeux fatigués sont soulagés et rendus brilliants en les baignants avec une légères infusion de thé. Les Thés : Naturel, sans calorie
Caféine
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